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Maladie de Parkinson : comment gérer l’incontinence urinaire ?
Le lien entre la maladie de Parkinson et l’incontinence urinaire
Selon le Ministère des solidarités et de la santé, plus de 272 000 personnes en France sont touchées par la maladie de Parkinson et jusqu’à 75 % des patients souffrent d’incontinence urinaire.
Il y a plusieurs causes à cela, notamment un dérèglement des signaux cérébraux envoyés à la vessie.
Les différents types d’incontinence
Il existe plusieurs troubles urinaires associés à la maladie de Parkinson. Les plus courants sont :
La vessie hyperactive ou urgenturie : le cerveau signale une vessie pleine alors qu’elle peut l’être partiellement, voire pas du tout. Voici les symptômes classiques :
- Une envie intense et soudaine d’uriner ;
- Un besoin de se réveiller plusieurs fois la nuit pour uriner (nycturie) ;
- Des fuites urinaires à la suite d’un mouvement physique (toux, éternuement, marche…) ;
- Des fuites dues à l’incapacité d'atteindre les toilettes à temps.
La vessie hypoactive : les muscles pelviens sont affaiblis et ne parviennent pas à se contracter suffisamment pour vider la vessie. Il peut en résulter :
- Des problèmes de miction, avec une difficulté à commencer à uriner et un jet d’urine faible ;
- Une incapacité à vider totalement sa vessie ;
- Une envie d’uriner à nouveau peu de temps après.
Pour plus d’informations, consultez notre guide sur les principaux types d’incontinence urinaire.
Quelles conséquences pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ?
Outre la gêne ressentie au quotidien, l’incontinence liée à la maladie de Parkinson impacte significativement la vie des personnes malades :
- Augmentation du risque d’infections urinaires ;
- Chutes possibles en se précipitant aux toilettes ;
- Isolement social par crainte de fuites inattendues ;
- Risque accru de dépression.
C’est pourquoi l’utilisation de protections urinaires, comme des couches adultes, constitue une solution idéale pour retrouver un quotidien plus normal. Discrètes et confortables, elles permettent de rester actif sans anxiété liée aux fuites urinaires.
Comment diagnostique-t-on l’incontinence urinaire dans ces cas-là ?
Le diagnostic des troubles urinaires chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peut être complexe, car les causes sont multiples.
Chez les personnes de plus de 60 ans, ces troubles peuvent être liés au vieillissement, aux effets secondaires de certains médicaments, à des problèmes de prostate chez les hommes ou à un relâchement du plancher pelvien, assez fréquent chez les femmes.
Il est donc essentiel de consulter son médecin traitant. En général, ce dernier effectue une série de tests pour éliminer les causes courantes et vous oriente ensuite vers un neurologue ou un urologue si nécessaire.
Peut-on rééduquer sa vessie lorsqu'on est atteint de la maladie de Parkinson ?
Bien qu’il n’existe aucun traitement miracle, plusieurs approches permettent de soulager l’incontinence urinaire :
La rééducation
La rééducation est le traitement de première intention :
- Rééducation comportementale : augmenter progressivement l’intervalle entre les passages aux toilettes.
- Renforcement des muscles du plancher pelvien : rééduquer son périnée en réalisant un renforcement ciblé, notamment avec les exercices de Kegel, aux côtés d’un kinésithérapeute.
- Electrostimulation : des stimulations électriques localisées qui peuvent aider à reprendre le contrôle des muscles pelviens.
Les traitements médicamenteux
Dans certains cas, le médecin peut prescrire des médicaments pour la vessie, tels que :
- Les anticholinergiques : pour calmer l’hyperactivité vésicale ;
- Les agonistes bêta-3 : pour favoriser la relaxation des muscles de la vessie.
Attention, des effets secondaires peuvent survenir, d’où l’importance d’un suivi médical régulier.
Les traitements chirurgicaux
Les actes chirurgicaux ou les options médicales annexes constituent des traitements de seconde intention :
- Neuromodulation : réguler les signaux entre le cerveau et la vessie grâce à une électrode placée sous la peau.
- Injection de Botox : injecter du Botox dans les muscles de la vessie pour réduire les contractions involontaires d’une vessie hyperactive.
- Chirurgie : plusieurs interventions chirurgicales sont possibles si les traitements standards n’ont pas fonctionné ou en cas d’incontinence sévère.
Pour en savoir plus sur les traitements chirurgicaux, consultez notre guide sur les opérations contre l’incontinence urinaire.
Comment gérer l'incontinence urinaire dans la maladie de Parkinson ?
Il existe plusieurs gestes qui permettent d’améliorer sa qualité de vie lorsqu’on souffre de la maladie de Parkinson :
- Utiliser des protections urinaires pour retrouver une certaine sérénité au quotidien ;
- Éviter de boire de l’eau, des tisanes ou des boissons après 18h pour limiter les risques de nycturie ;
- Réduire la consommation d’aliments diurétiques ou irritants (café, alcool, pastèque…) ;
- Maintenir un transit régulier (la constipation est un facteur qui peut aggraver l’incontinence) ;
- Aménager son domicile avec un accès facile aux toilettes et des barres d’appui ;
- Adopter une bonne hygiène de vie, notamment en évitant le surpoids et en pratiquant régulièrement une activité physique adaptée.
Publié dans:
Incontinence
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