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Qu’est ce que la pollakiurie chez la femme et comment la traiter ?

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Qu’est-ce que la pollakiurie ?

La pollakiurie est un terme médical qui fait référence au fait d’uriner trop souvent, généralement toutes les deux heures ou moins, avec des quantités faibles à chaque miction (souvent en deçà de 100 ml, contre environ 350 ml pour une miction normale).

Dans les cas les plus avancés, les envies peuvent devenir très fréquentes, parfois toutes les vingt minutes.

Ce trouble peut prendre deux formes :

  • La pollakiurie diurne : le fait d’uriner plus de sept fois dans la journée ;
  • La pollakiurie nocturne : le fait de se lever une ou plusieurs fois pendant la nuit pour uriner.

Une femme peut souffrir de pollakiurie diurne, nocturne, ou des deux formes à la fois.

La pollakiurie est-elle dangereuse ?

En elle-même, la pollakiurie n’a rien de dangereux. Elle peut cependant être le signe d’une maladie sous-jacente, notamment :

C’est pourquoi il est important d’en parler à son médecin afin d’en identifier la cause pour adapter la prise en charge.

Quelles différences avec la polyurie ?

Certaines personnes confondent ces deux troubles, alors qu’il existe une différence majeure entre eux. La polyurie désigne le fait d’uriner en grande quantité, généralement plus de 3 litres par jour, alors que dans la pollakiurie, la quantité totale d’urine reste normale.

Quels sont les symptômes de la pollakiurie ?

Voici les principaux symptômes de la pollakiurie :

  • Des mictions fréquentes, de jour comme de nuit
  • De petites quantités d’urine à chaque passage aux toilettes
  • La sensation que la vessie n’est pas totalement vide après avoir uriné

D’autres signes peuvent aussi être présents, comme une sensation de brûlure en urinant, des douleurs dans le bas-ventre ou encore des fuites urinaires. Dans ce cas, des protections discrètes et efficaces, comme des couches pour adultes, permettent de mieux gérer le quotidien.

Par quoi est causée la pollakiurie chez la femme ?

La pollakiurie est souvent liée à une cystite aiguë (infection urinaire), mais elle peut avoir plusieurs causes :

  • La grossesse : elle touche plus de 50 % des femmes au premier trimestre de grossesse ;
  • L’hyperactivité vésicale : avec l’âge, notamment après 40 ans, la vessie peut se contracter de façon excessive et provoquer des envies fréquentes. Pour plus d’informations, consultez notre article pour mieux comprendre l'urgenturie, un symptôme principal d’une vessie hyperactive ;
  • Des troubles de l’appareil urinaire : comme la présence de calculs (dans la vessie ou l’uretère), une vessie naturellement plus petite ou, plus rarement, un cancer de la vessie ;
  • Des maladies neurologiques : comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson ou après un accident vasculaire cérébral (AVC) ;
  • Certains troubles gynécologiques : comme un prolapsus (descente d’organes), une vaginite ou un kyste de l’ovaire ;
  • Le stress et l’anxiété : ils peuvent accentuer les envies d’uriner, surtout en journée.

La pollakiurie peut parfois être liée à un diabète de type 1, mais ce dernier provoque plus souvent une polyurie.

Comment se déroule le diagnostic de la pollakiurie ?

Le médecin traitant, ou l’urologue, commence par poser des questions pour mieux comprendre les symptômes et cherche à identifier une origine infectieuse ou urologique.

Il prescrit généralement un examen cytobactériologique des urines (ECBU) pour rechercher une éventuelle infection. Si aucune cause n’est retrouvée ou en cas de doute, d’autres examens peuvent être envisagés, comme une cystoscopie (exploration de la vessie).

Selon les cas, des examens complémentaires peuvent aussi être proposés :

  • Une cytologie urinaire
  • Une échographie de la vessie
  • Un bilan urodynamique
  • Un examen clinique neurologique du périnée 

Quels sont les traitements de la pollakiurie chez la femme ?

Le traitement de la pollakiurie dépend directement de sa cause.

Dans un premier temps, le médecin recommande quelques ajustements du quotidien, comme réduire la consommation d’alcool, de thé ou de café, considérés comme des aliments diurétiques à éviter et qui peuvent irriter la vessie.

Ensuite, il met en place une prise en charge adaptée, qui peut inclure :

  • Des médicaments : notamment pour calmer l’hyperactivité de la vessie ;
  • De la rééducation : avec des exercices pour apprendre à mieux contrôler et espacer les envies d’uriner ;
  • Des actes semi-chirurgicaux ou chirurgicaux : ce sont des traitements de seconde intention, tels que des injections de toxine botulique ou la pose d’un stimulateur de la vessie.

 
Publié dans: Incontinence

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