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Mieux comprendre l'urgenturie

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Nous avons tous déjà eu une envie pressante d’aller aux toilettes… Toutefois, chez certaines personnes, ce besoin ne vient pas progressivement. Il est tellement imprévisible qu’il peut perturber la vie quotidienne, car de l'envier d'uriner au fait d'uriner, il n'y a qu'un pas qui s'effectue dans l'urgence : c’est ce que l’on appelle l’urgenturie. Elle est parfois considérée comme un type de fuite urinaire et nécessite de prendre certaines mesures.

 

Qu’est-ce que l’urgenturie ?

L’urgenturie se caractérise par une envie impérieuse d’uriner, difficile à différer. Elle peut survenir même quand la vessie n’est pas complètement pleine, et oblige la personne à trouver des toilettes immédiatement, sous peine d’un accident. C’est un symptôme qui peut faire partie d’un syndrome plus large appelé vessie hyperactive. Vous pourrez également entendre parler d’impériosité ou envie impérieuse d’uriner. L’impériosité est le terme médical qui définit l’envie soudaine, intense et peu contrôlable d’uriner, et elle est le symptôme majeur de l’urgenturie.

Elle ne doit pas être confondue avec l’incontinence urinaire, bien que les deux puissent coexister. L’urgenturie ne signifie pas forcément qu’il y a des fuites urinaires, mais cela peut arriver : des protections urinaires sont alors nécessaires. 

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Quelques chiffres sur l’impériosité

A un moment de sa vie, 1 adulte sur 5 est concerné par des symptômes d’impériosité urinaire. Cela représente environ 16 à 20% des adultes dans le monde. Le Centre d’Urologie Lyon Ouest indique que l’hyperactivité vésicale touche environ 3 millions de personnes en France, affectant principalement les femmes mais également les hommes. Le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) est une pathologie urologique fréquente avec une prévalence de 14% en France. On estime qu’une personne sur trois présente un SCHV après l’âge de 75 ans (selon l’article du 19 Février 2021 du « Le Quotidien du Médecin »).

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Quelles sont les causes possibles de l’urgenturie ?

L’urgenturie peut avoir plusieurs origines. Certaines pathologies neurologiques peuvent perturber le contrôle de la vessie comme la sclérose en plaques, Parkinson ou les lésions médullaires. Chez l’homme, c'est notamment l’hypertrophie bénigne de la prostate qui peut entrainer des troubles prostatiques. Des infections urinaires peuvent déclencher une urgenturie temporaire. Enfin, quand aucune cause précise n’est identifiée mais que le muscle vésical est trop réactif, on parle de vessie hyperactive idiopathique. Le stress ou l’anxiété peuvent aggraver ces symptômes.

 

Comment reconnaître les symptômes de l’impériosité ?

Dans le court tableau ci-dessous nous vous indiquons quels sont les symptômes normaux d’une envie d’uriner et quels sont les symptômes propre à une impériosité :

urgenturie-tableau.PNG 

 

Existe-t-il des traitements à l’urgenturie ?

Il existe des solutions pour soulager les symptômes de l’urgenturie.

1)   Mesures comportementales :

·         Rééducation vésicale (s’entraîner à retarder les mictions progressivement).

·         Tenue d’un calendrier personnel notifiant vos mictions

·         Réduction de votre consommation de caféine, alcool et tout type d’irritant vésical. Découvrez aussi les aliments à éviter et au contraire recommandés en cas d'incontinence urinaire.

 

2)   Kinésithérapie périnéale :

·         Elle aide le patient à mieux contrôler son plancher pelvien et diminuer les envies pressantes. Votre médecin généraliste, un urologue, un gynécologue ou dans certains cas les sages-femmes peuvent prescrire des sondes périnéales. Ces spécialistes peuvent également vous prescrire des séances de rééducations directement en cabinet en plus de vous prescrire le matériel. Les séances ne se font que chez un professionnel de santé, équipé de votre propre matériel. La sonde périnéale la plus connue est celle de la marque Keat (électrostimulation-périnéale). Elle est totalement prise en charge par la sécurité sociale si vous venez muni de votre ordonnance.

 

3)   Certains médicaments :

·         Les anticholinergiques ou bêta-3 agonistes diminuent l’hyperactivité du muscle vésical et peuvent donc soulager l'urgenturie.

 

4)   Approche psychologique :

·         En cas de facteurs anxieux, un accompagnement psychologique peut-être bénéfique pour soulager la personne atteinte.

·         N'hésitez pas à lire notre article sur les impacts émotionnels et sur la vie sociale de l'incontinence : parler du problème de l'urgenturie, c'est déjà commencer à prendre en mains le problème et à réduire l'anxiété.

 

Quand consulter un professionnel de santé ?

L’urgenturie devient problématique quand elle est fréquente, gênante dans votre vie quotidienne, source de fuites urinaires ou de peur constante de ne pas atteindre les toilettes à temps. Dans ces cas-là, consultez un professionnel de santé qui vous dira plus précisément s’il s’agit d’une vessie hyperactive, d’une infection urinaire ou d’autres troubles à explorer.

Conclusion

L’urgenturie n’est pas une fatalité, ce trouble urinaire fréquent est souvent méconnu et mérite d’être pris au sérieux. En parler avec un professionnel de santé permet de trouver un soulagement et d’améliorer sa qualité de vie !

 
Publié dans: Incontinence

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