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Problèmes urinaires après une opération : comment les gérer ?
Pourquoi a-t-on parfois des envies fréquentes d'uriner après une opération ?
Les interventions chirurgicales dans la zone pelvienne peuvent engendrer plusieurs types d’incontinence urinaire en entraînant le relâchement du plancher pelvien ou en laissant des traumatismes à la vessie.
Pour rappel, cette zone concerne le petit bassin, plus connu sous le nom de pelvis. Elle correspond à plusieurs organes importants du corps humain, notamment la vessie, l’urètre, le rectum et les organes reproducteurs.
Les opérations susceptibles d'entraîner une incontinence urinaire post-opératoire
Chez la femme
Les femmes peuvent souffrir d’incontinence urinaire suite à une hystérectomie, soit l’ablation de l’utérus.
Une intervention pour prolapsus peut également entraîner des fuites urinaires post-opératoires. Ces dernières durent généralement plusieurs semaines.
De manière générale, toutes les chirurgies pelviennes chez la femme peuvent mener à une incontinence urinaire, notamment une incontinence urinaire par impériosité ou à l’effort.
Chez l’homme
Toutes les opérations visant à traiter les problèmes de prostate peuvent entraîner des fuites urinaires, notamment la prostatectomie (ablation de la prostate). 40 % des patients souffrent d’incontinence urinaire suite à cette chirurgie.
Les opérations de la vessie ou du prolapsus – bien qu’assez rares chez l’homme – peuvent également engendrer des incontinences urinaires.
Comment limiter l’impact des fuites urinaires sur son quotidien
Adopter une hygiène alimentaire adéquate : lorsqu’on souffre d’incontinence urinaire, il est recommandé de limiter les aliments diurétiques, notamment les boissons comme le café, le thé, les tisanes et l’alcool.
Opter pour des protections urinaires : porter des protections urinaires vous permet de réduire le stress des fuites urinaires légères. C’est un moyen simple de gagner en confort dans la vie de tous les jours, sans appréhender les écoulements d’urine imprévus. Pour les fuites plus importantes, vous pouvez vous orienter vers des couches pour adultes.
Banaliser les fuites urinaires : non, l’incontinence urinaire ne doit pas être un sujet tabou ! C’est un trouble qui touche fréquemment les femmes et les hommes et cela ne doit pas être source de honte. Au contraire, lorsque l’incontinence survient après une opération, il est essentiel d’en parler directement à son médecin afin d’être correctement pris en charge.
Les traitements de l’incontinence urinaire suite à une opération
La rééducation
C’est le traitement de première intention. Il consiste à réaliser des exercices ciblés pour renforcer les muscles pelviens et reprendre le contrôle de sa vessie.
Les séances de rééducation doivent être pratiquées auprès d’un professionnel de santé (kinésithérapeute, sage-femme…).
Il est toutefois nécessaire d’attendre la fin de la période de cicatrisation pour commencer la rééducation, soit en moyenne six semaines après l’opération.
Les traitements médicamenteux
Certains médicaments peuvent être prescrits, notamment en cas d’incontinence urinaire par hyperactivité vésicale.
Dans ce cas, des anticholinergiques sont utilisés pour réduire les contractions involontaires de la vessie.
À noter que ces médicaments sont souvent prescrits en complément d’un traitement de rééducation.
La chirurgie
Les traitements chirurgicaux sont envisagés en dernier recours, car il peut être difficile psychologiquement pour le patient d’accepter une nouvelle intervention, même si elle vise à réparer les complications de la première.
Parmi les interventions pratiquées, nous retrouvons majoritairement les suivantes :
- La pose de bandelette sous-urétrale : en cas d’incontinence à l’effort, elle soutient l’urètre pour améliorer le contrôle de la vessie.
- La mise en place de ballons ajustables : ces ballons exercent une pression sur l’urètre afin de le fermer et d’éviter les fuites.
- L’injection péri-urétrale d’agents de comblement : ces agents injectés autour de l’urètre le compriment et améliorent la fermeture du sphincter.
- La pose d’un sphincter urinaire artificiel : indiquée en dernier recours, cette chirurgie est utilisée dans les cas d’incontinence sévère, souvent après échec des autres solutions chirurgicales.
Conclusion
Comme expliqué plus haut, les problèmes urinaires, notamment l’incontinence, sont assez fréquents après une opération de la zone pelvienne. Plusieurs solutions existent, notamment :
- Des traitements de première intention, comme la rééducation ;
- Des traitements de seconde intention, le plus souvent chirurgicaux.
En parallèle, il est conseillé d’envisager le port de protections urinaires afin de continuer à vivre sereinement durant toute la durée du traitement, qui peut s’étaler sur plusieurs semaines.
Si vous sentez que l’incontinence urinaire impacte également votre santé mentale, n’hésitez pas à consulter un psychologue ou à en parler à votre médecin traitant. Être accompagné par des professionnels de santé assure une prise en charge adaptée pour un rétablissement dans les meilleures conditions.
Publié dans:
Incontinence
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