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Prolapsus ou descente d’organes : mieux comprendre ce trouble
Prolapsus ou descente d’organes : définition
On nomme prolapsus ou prolapsus génital la descente dans le vagin d’un ou de plusieurs organes pelviens, principalement la vessie ou le rectum. C’est une pathologie souvent bénigne, qui résulte du relâchement des tissus et des muscles du plancher pelvien (périnée).
Il s’agit d’une maladie progressive, qui ne survient pas du jour au lendemain, et qui peut être transitoire ou permanente selon les cas.
On distingue principalement quatre types de prolapsus génitaux, selon l’organe pelvien concerné :
● Hystérocèle : lorsque l’utérus glisse vers le bas
● Cystocèle : pour la vessie
● Rectocèle : pour le rectum
● Entérocèle : pour l’intestin grêle (moins fréquent)
Quels sont les symptômes d’un prolapsus ?
Le prolapsus est généralement asymptomatique. Toutefois, lorsqu’il se manifeste, il entraîne principalement une sensation de pesanteur pelvienne. Celle-ci peut s’intensifier lors des efforts et se réduire au repos ou en position allongée. On ne parle pas de douleurs, mais plutôt de gêne.
Lorsque le prolapsus est à un stade avancé, on peut ressentir une boule au niveau de l’orifice vulvaire, voire une extériorisation visible de l’organe dans les cas les plus sévères.
Voici les principaux symptômes du prolapsus génital :
● Dérèglements urinaires : incontinence urinaire, difficultés ou besoins fréquents et urgents d’uriner, etc.
● Infections urinaires à répétition
● Troubles rectaux : constipation, incontinence anale, besoin urgent d’aller à la selle, etc.
● Troubles sexuels : douleurs lors des rapports, hypersensibilité vaginale, etc.
L’incontinence urinaire est généralement le symptôme le plus gênant, souvent associée à des fuites involontaires d’urine. Cependant, plusieurs solutions existent pour éviter que ces troubles deviennent une source de stress, de jour comme de nuit.
Les protections anatomiques restent des alliées de choix, à placer directement dans vos sous-vêtements pour vous protéger des petites fuites. En cas de pertes plus importantes, les couches pour adultes sont plus absorbantes. Et si vous souffrez de fuites urinaires de nuit, les protège-matelas vous seront très utiles.
Comme vous pouvez le voir, les symptômes du prolapsus incommodent, mais il existe heureusement des gestes simples qui permettent de retrouver un certain confort de vie.
Quelles sont les causes d’une descente d’organes ?
Le prolapsus résulte de l’affaiblissement du périnée, qui peut être causé par plusieurs facteurs :
● Les accouchements : l’une des principales causes du relâchement du périnée chez la femme. C’est notamment le cas suite à un accouchement difficile (surtout par voie naturelle), des lésions dues à l’utilisation de forceps ou lorsque le poids du nouveau-né est supérieur à 4 kg.
● La ménopause : la carence en œstrogènes notée lors de la ménopause augmente malheureusement le risque de glissement d’organes.
● L’âge : le vieillissement naturel des tissus musculaires favorise l’apparition de prolapsus. La maladie est donc fréquente chez les personnes âgées.
● Les pressions répétées sur le pelvis : ces pressions entraînent un relâchement progressif des tissus pelviens, comme dans le cas d’un surpoids, du port répété de lourdes charges ou de la constipation chronique.
● Certaines maladies, comme le diabète ou la sclérose en plaques.
● La pratique de certains sports intensifs.
● Les anomalies congénitales.
Comment diagnostique-t-on un prolapsus ?
La maladie est diagnostiquée à la suite d’un examen clinique réalisé par un médecin. Ce dernier pose plusieurs questions et procède ensuite à un examen gynécologique.
Le praticien peut parfois prescrire des examens complémentaires, comme une échographie pelvienne, une profilométrie ou un bilan urodynamique.
Quel est le traitement en cas de descente d’organes ?
Traitements non chirurgicaux
La rééducation périnéale est considérée comme étant le traitement de première intention en cas de prolapsus. La rééducation s’axe notamment sur les exercices de Kegel afin de renforcer le périnée.
Pour plus d'efficacité, ces exercices peuvent inclure des accessoires gynécologiques, tels que :
● Le pessaire : en forme d’anneau, de donut ou de cube, cet accessoire est efficace dans près de 80 % des cas et soulage presque instantanément la sensation de pesanteur vaginale. Il s’insère dans le vagin afin de corriger le positionnement des organes. Son utilisation doit se faire sur la durée, selon les indications du médecin traitant.
● Les boules de Geisha (ou boules de Kegel) : placées dans le vagin, elles sollicitent les muscles du plancher pelvien en provoquant des contractions réflexes lors des mouvements. Le traitement débute généralement avec des boules légères, puis leur poids augmente progressivement (de 30 à 120 g en moyenne).
Traitements chirurgicaux
Si le prolapsus persiste malgré la rééducation, il est possible d’envisager plusieurs traitements chirurgicaux. Cela reste toutefois rare et ne concerne qu’une personne sur dix atteinte de la maladie.
Les professionnels de la santé peuvent alors proposer plusieurs techniques en fonction des besoins du patient :
● La chirurgie par voie vaginale autologue : cette intervention vise à repositionner les organes, souvent à l'aide de fils fixés à des ligaments pelviens.
● La promontofixation : ce traitement chirurgical consiste à mettre en place une prothèse synthétique pour rehausser la vessie, l’utérus ou le rectum.
● Colpocleisis : cette chirurgie peu invasive est généralement proposée aux personnes âgées. Elle consiste à fermer le vagin, ce qui empêche toute extériorisation des organes.
Est-ce qu’un prolapsus peut être dangereux ?
Non, le prolapsus est considéré comme une pathologie bénigne, non dangereuse dans la grande majorité des cas.
Comme mentionné en début d’article, il s’agit également d’une maladie progressive, ce qui signifie qu’elle évolue lentement et n'entraîne presque jamais d’urgences médicales.
Les seules complications surviennent généralement à l’extériorisation d’un organe, c’est-à-dire lorsque l’utérus, la vessie ou le rectum descendent jusqu’à la vulve. Des complications peuvent également apparaître à la suite d’un acte chirurgical, notamment des problèmes urinaires post-opératoires.
Nos conseils pour mieux vivre avec un prolapsus
● Traiter les désagréments liés à la maladie, par exemple en portant des protections urinaires contre les fuites légères d’urine ou des couches pour adultes en cas de fuites plus importantes.
● Faire régulièrement des exercices de renforcement pelvien.
● Maintenir un poids normal afin d’éviter d’augmenter la charge sur le plancher pelvien, ce qui pourrait aggraver la pathologie.
● Après un accouchement, ne négligez pas la rééducation du périnée !
● Éviter de soulever des charges lourdes.
Note : si vous n’êtes pas encore diagnostiqué ni suivi par un professionnel ou en cas d’un quelconque doute, nous vous conseillons de consulter un médecin sans attendre.
Publié dans:
Incontinence
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