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Gérer l'incontinence des personnes atteintes d'Alzheimer

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Pourquoi les personnes atteintes d’Alzheimer souffrent-elles d’incontinence ?

Alzheimer est une maladie neurodégénérative liée à la perte progressive des neurones du cerveau. L’incontinence apparaît généralement aux stades moyens ou avancés de la maladie, bien que ce ne soit pas un de ses symptômes directs. Elle est toutefois fréquente chez les personnes atteintes d’Alzheimer, et ce, pour plusieurs raisons :

  • À un stade avancé de la maladie, la personne peut avoir des difficultés à reconnaître certains besoins, comme aller aux toilettes, ou ne plus ressentir physiquement le besoin d’uriner ;
  • Elle peut oublier où se trouvent les toilettes ou ne pas demander d’aide, souvent par honte ;
  • Elle peut se lever pour aller aux toilettes et oublier pourquoi elle s’était levée ;
  • Elle arrive parfois trop tard aux WC ;
  • La maladie affecte la coordination, ce qui rend difficile le fait de retirer ses vêtements et sous-vêtements pour aller aux toilettes ;
  • Parfois, l’incontinence d’une personne atteinte d’Alzheimer ne découle pas de la maladie, mais de l’âge. Le vieillissement entraîne naturellement un dysfonctionnement rénal et réduit le contrôle de la vessie, sachant qu’environ 5 % de la population est concernée par l’incontinence, notamment après 65 ans. 

Pour savoir si l’incontinence est liée à Alzheimer ou à un autre problème de santé, nous vous conseillons de toujours vous référer à un médecin.

Il faut également savoir qu’il existe plusieurs types d’incontinence. Outre les fuites urinaires, on retrouve l’incontinence anale, l’incontinence mixte ou encore celle due à une hyperactivité vésicale. Les personnes atteintes d’Alzheimer peuvent être touchées par l’une d’elles.

Comment gérer l’incontinence d’un proche atteint d’Alzheimer ?

En tant qu’aidant, il est normal de se demander comment réagir pour aider le malade d’Alzheimer face à ses incontinences. Voici 6 gestes simples à mettre en place :

1. Installer une bonne communication

Un malade d’Alzheimer reste une personne comme une autre qui peut être gênée à l’idée d’exprimer ses besoins urinaires ou fécaux.

La première chose à faire est de dédramatiser la situation. Faites en sorte que cela ne devienne pas un sujet tabou pour le malade. Le fait d’aborder le sujet avec simplicité et sans jugement peut faciliter la communication.  

2. Faciliter l’accès aux toilettes

Plusieurs aménagements peuvent faciliter le quotidien des personnes incontinentes souffrant d’Alzheimer :

  • Simplifier au maximum l’accès aux toilettes, comme en retirant les meubles superflus en chemin et en étiquetant la porte par exemple
  • Aménager les toilettes elles-mêmes, avec des barres d’appui ou un cadre de wc pour réduire le risque de chute ou des toilettes surélevées
  • Bien éclairer les couloirs vers les toilettes, quitte à faire un chemin lumineux pour aider le malade à se rappeler du chemin
  • Installer une cuvette colorée pour faciliter son identification, ou un réhausseur de wc pour un accès en hauteur
  • Laisser une chaise percée près du lit 

3. Installer une routine

Les routines rassurent les personnes atteintes d’Alzheimer. Ainsi, relier le fait de faire ses besoins à des instants T de la journée (par exemple, après les repas) peut faciliter la gestion de l’incontinence.

N’hésitez pas également à rappeler le fait d’aller aux toilettes à ces moments, notamment au début de l’instauration de la routine. 

4. Proposer des vêtements faciles à retirer

Proposez au malade de porter des vêtements confortables qu’il n’aura pas de mal à retirer pour passer aux toilettes. Il faut également opter pour des sous-vêtements tout aussi pratiques.

5. Éviter les aliments diurétiques

Les aliments diurétiques aggravent l’incontinence et réduisent le contrôle de la vessie. Parmi eux certaines boissons comme le café, le thé et les sodas, mais aussi les agrumes, les tomates, les aliments épicés ou encore le chocolat.

Pour en savoir plus, consultez notre article sur les aliments diurétiques à éviter en cas d’incontinence.

6. Être patient et compréhensif 

En tant qu’aidant, la maladie d’un proche peut être éprouvante moralement et physiquement. Il est normal d’avoir des moments où on perd patience et où on se sent désemparé.

Toutefois, il est important de rester calme et surtout compréhensif. Parlez au malade doucement et accompagnez-le vers les toilettes lorsqu’il le souhaite ou que vous percevez qu’il en a besoin.

Quelle protection choisir contre l’incontinence ?

Si les fuites urinaires persistent, il est possible de faciliter la gestion de l’incontinence grâce à des protections adaptées. Il existe plusieurs produits à envisager, comme les protections urinaires, aussi appelées protections anatomiques, idéales pour les fuites légères.

En cas de fuites plus importantes, les couches pour adultes sont à privilégier, étant donné qu’elles ont une plus grande capacité d'absorption. 

Il est également possible d’opter pour des alèses, c’est-à-dire des protèges matelas, en complément à des protections d’incontinence ou pour prévenir des fuites urinaires la nuit, notamment si elles sont non régulières. 

Conclusion

L’incontinence n’est pas un symptôme direct d’Alzheimer, mais elle reste fréquente, surtout à un stade moyen ou avancé de la maladie. Il existe des solutions envisageables, comme certains gestes et aménagements qui facilitent la vie des personnes concernées.

Si en tant qu’aidant, la gestion de l’incontinence urinaire et d’autres symptômes d’un proche devient difficile sur le plan émotionnel ou physique pour vous, n’hésitez pas à vous faire soutenir. Plusieurs plateformes de soutien pour aidants sont disponibles, comme la page « Aider un proche » du site officiel du gouvernement.

 
Publié dans: Incontinence

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